19/11/2012

Estimer des collections

J’aimerais connaître la valeur d’une collection de cartes de téléphones (j’ai un acheteur) et aussi celle d’une collection importante d’étiquettes de fromages datant de plus de 40 ans.
À l’heure actuelle, la valeur des télécartes courantes s’est effondrée. L’offre est très supérieure à la demande et la plupart des cartes qu’on retrouve en masse dans les vide-greniers n’ont plus réellement de valeur. Si vous avez un acheteur, ne le laissez pas filer. Reste que certaines cartes peuvent malgré tout avoir encore quelque intérêt.
La première chose a faire est de regarder le tirage de la carte (il figure au verso verticalement). Si vos cartes ont été émises à plus de 500 000 exemplaires, leur valeur est en général de quelques centimes d’euro pièce.
Attention ce n’est pas une règle absolue : un tirage de 500 000 peut correspondre au tirage total de plusieurs cartes de la même série. Mais en général l’indication d’un tirage élevé est un mauvais signe pour sa valeur, sauf s’il s’agit des premières télécartes, moins collectionnées au départ.
Les cartes les plus rares et donc les plus chères sont émises à quelques milliers d’exemplaires, au maximum. Les cartes tirées à moins de 5 000 exemplaires sont en général cotées entre 10 et 100 euros, en très bon état. L’argus des télécartes très rares (émises à moins de 300 exemplaires) peut atteindre 500 à 1 000 euros, voire plus pour les cartes rarissimes. Pour ce qui est de votre collection de tyrosèmes (nom savant des étiquettes de fromages), elle a plus de valeur pour celui qui la réalise que pour celui qui la vend. En 2010, une collection ancienne de 8000 tyrosèmes était estimée en salle des ventes entre 100 et 200 euros. Actuellement, un marchand à Cahors vend une (petite) collection de 13 étiquettes anciennes pour 12 euros sur ebay. Pas de quoi faire une overdose de matières grasses !
Le mieux, si vous n’y connaissez rien, est de montrer vos collections lors d’une manifestation comme celle qui est organisée à Toulouges, dimanche 18 novembre (à la salle polyvalente) ou vous rendre à Montpellier où tous les samedis a lieu le forum des collectionneurs, boulevard des Arceaux.

20/06/2011

EMBALLANT

 



 

 

Pourquoi les confectionneurs d'emballages nous trompent-ils ? Cette technique pour bluffer le consommateur est-elle légale ? Que ce soit ce Noël, les bûches glacées, de cakes aux fruits, ou de pommades ou parfums, l'emballage cartonné est impressionnant de grandeur mais le produit à l'intérieur est soit de moitié de volume, soit ridiculement petit. Les prix ont augmenté certes et la quantité ne peut pas être la même pour le même prix mais est-ce que c'est légal de tromper le consommateur aussi malhonnêtement ? N'y a t il pas des lois, des normes, des mesures pour respecter la quantité/prix ?

 

Il n'est effectivement pas légal de tromper le consommateur mais... il est parfaitement légal de tenter de le séduire par des moyens bien connus : boites magnifiques, couleurs vives, dorures. Une profession a même été créé pour cela : le marketing. Que l'on peut traduire en bon français pas « on n'attrape pas de mouches avec du vinaigre ».

Reste que les quantités doivent obligatoirement être affichées sur les produits : les parfums (même emballés dans de somptueux coffrets sur dimensionnés) sont vendus au millilitres, cette notion étant sur l'emballage. Pareils pour les cakes ou les chocolats, les bûches, courges. C'est au consommateur de ne pas l'être (bûches ou courges) et de savoir lire les étiquettes pour ne pas être chocolat. Il peut ainsi faire son choix en conséquence. La meilleure solution pour ne pas se faire gruger par des « packaging » volumineux est encore d'acheter les produits au détail. Pour les parfums c'est impossible mais pour les chocolats, oui. Vous ne ferez peut-être pas des économies directement mais vous ferez un joli geste pour l'environnement et pour le commerce de détail. Un chocolatier vous vendra des merveilles au poids et, si le chocolat y est légèrement plus cher, (la qualité reste, le prix s'oublie) vous ne paierait pas de carton.

En droit européen, la directive 94/62/CE du 20 décembre 1994 régit l’harmonisation de la gestion des emballages et déchets d’emballages, dans un souci de protection de l’environnement. La directive prévoit de réduire à la source les emballages (poids et volume). En France, une distinction a été faite entre les usages ménagers et industriels des emballages.

Le décret du 1er avril 1992 exhorte le producteur, l'importateur ou le responsable de la mise sur le marché d'emballages ménagers à contribuer ou à pourvoir à l'élimination de l'ensemble de ses déchets d'emballages. Pour cela, le décret prévoit trois solutions : la consigne, la collecte et l'élimination par l'industriel ou la contribution à un organisme agréé (Eco-Emballages, Adelphe).

Le décret du 13 juillet 1994 responsabilise les entreprises (industrielles, artisanales, commerciales) producteurs de déchets d’emballages non ménagers en leur demandant expressément de valoriser leurs déchets. Ils se doivent donc de les trier dans des installations spécialement agréées à cet effet.

Mais rien n'interdit de produire des emballages. C'est donc au consommateur (vous et moi) de faire la loi : celle du marché. Si nous n'achetons plus de produits sur-emballés, les industriels arrêteront d'en produire. Facile.

05/06/2011

TABACS, ALCOOLS ET PETITES POUPEES

 

 

Quels sont les volumes admis par les services des douanes sur les produits moins fiscalisés tels les alcools, le tabac, les parfums, les pneumatiques automobiles que l'on achète en Espagne ?

Dans tous les pays membres de l'Union européenne (donc l'Espagne), si vous effectuez des achats réservés à un usage personnel, vous n'aurez pas à remplir de déclaration ni à payer de droits et taxes à votre départ ou retour en France.
Cette règle est valable pour les parfums, les pneus, les poupées folkloriques, les robes à franges ou tout autre produits qui vous pourriez avoir envie de rapporter chez vous.

Mais la réglementation communautaire a prévu des seuils indicatifs concernant les achats par les particuliers pour le tabac et les alcools. Au delà de ces seuils, vos achats peuvent être considéré comme « commercial » par les douanes françaises et ce sera à vous d'apporter la preuve que vous ne revendez pas vos achats.

C'est ainsi qu'en application des articles 575 G et 575 H du code général des impôts, modifiés par la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2006, les douanes considèrent que vous ne faites pas de trafic si vous transportez 5 cartouches de cigarettes (soit 1 kg de tabac) par véhicule particulier ou par personne âgée de plus de 17 ans en cas d'utilisation d'un transport collectif. De 6 à 10 cartouches, vous devez produire un document simplifié d'accompagnement (DSA) qui se rempli dans le premier bureau de douane français, après la frontière. L’introduction de plus de 10 cartouches de cigarettes (ou 2 kg de tabac) est interdite dans tous les cas.

Vous pouvez aussi rapporter sans crainte 10 litres d' alcools forts (whisky, gin, vodka, pastaga…) 20 litres de vermouth, porto, madère ; 90 litres de vins (dont 60 litres maximum de mousseux) et 110 litres de bières. De quoi organiser un belle fiesta.

A noter que les stupéfiants (herbe à faire rigoler et autres) restent interdits en France quelque soit la quantité transportée. Il est aussi interdit de faire passer la frontière sans déclaration les médicaments ; les organes, tissus et cellules issus du corps humain ; les déchets radioactifs ; les images pédophiles.... Entre autres.