28/11/2013

Ragondins envahissants

Les ragondins sont-ils protégés ? Nous sommes envahis. Nous avons dans notre jardin maraîcher une grande bande de blettes que nous commencions à récolter. Elle a été complètement ravagée par les ragondins. Que faut-il faire pour protéger les autres cultures ?
Les ragondins ne sont absolument pas protégés et sont même, sur le plan national classés nuisibles du fait de leur prolifération. Animal complètement végétarien, le ragondin peut peser jusqu’à 10 kg et a fort mauvaise réputation. Avec ses longues dents jaunes, ce pacifique rongeur qui fût importé en masse d’Amérique du Sud à la fin du XIXe siècle pour sa fourrure n’a pas de prédateur naturel en France. A moins d’importer des pumas ! Idée qui n’a pas été retenue par les services de l’État. Le ragondin fut un temps présenté dans des cirques comme un “rat géant mangeur d’enfant”, ce qui n’a pas amélioré sa réputation. Beaucoup plus proche du castor que du rat, le ragondin est timide et exclusivement végétarien. Vos cultures de céréales n’ont pu que l’attirer surtout si vous avez des zones humides à proximité où le ragondin peut creuser des galeries pour nicher et se reproduire. Ceci étant dit pour tenter de vous le rendre moins antipathique, il faut bien reconnaître que sa prolifération anarchique occasionne d’importants dégâts. De plus, l’espèce peut également transmettre des maladies potentiellement dangereuses pour l’homme.
Donc pour protéger vos autres cultures, vous pouvez demander à la préfecture de votre département selon quelles modalités vous pouvez détruire vos ragondins ravageurs. Dans l’Aude et les P.-O., vous pouvez utiliser le piégeage (boîte à fauve uniquement) mais aussi faire appel aux chasseurs qui peuvent tirer les ragondins de la fermeture générale au 31 mars sans aucune formalité et du 31 mars à l’ouverture générale en demandant une autorisation individuelle au préfet. L’agrément de piégeur n’est pas obligatoire dans le cas de la lutte contre le ragondin au moyen de cage piège (catégorie 1). Mais dans tous les cas vous avez obligation de faire une déclaration de piégeage à la mairie. Vous pouvez même réclamer des indemnités auprès de votre commune.
Sachez aussi que le ragondin est aussi appelé lièvre des marais et qu’il est parfaitement comestible. Dans des pays où l’on mange des escargots, un civet de ragondin ne doit faire fuir personne !

27/11/2013

tomates, abricots et impôts

J’avais 10 ha de vignes, j’ai vendu. Il me reste 50 ares de vignes et 60 ares de verger abricotier, plus mon jardin avec des tomates. Je suis maintenant cotisant de solidarité à la MSA. Pendant l’été, je vends chez moi les fruits du verger et les tomates du jardin. Je me demande si je dois le déclarer sur mes revenus vu que la vente est temporaire.
Par principe, les ventes de fruits et légumes frais sont toujours temporaires… elles suivent la production et dans nos régions, rares sont les fruits ou les légumes produits toute l’année.
Ceci dit, à partir du moment où vous échangez un bien contre de l’argent, vous réalisez un acte de commerce : c’est la loi. Toutefois, l’administration fiscale se montre tolérante si la surface de votre jardin est inférieure à 500 m2. Si votre jardin est dans ce cas, vous pouvez vendre vos surplus de tomates sans déclaration et sans risque d’amende amère. Encore faut-il que votre potager soit attenant à votre maison. Ce qui est rarement le cas par ici.
Par contre, la vente de vos abricots doit être déclarée car la superficie de votre verger est bien supérieure à 500 m2 avec ses 6 000 m2. Vous devez impérativement déclarer le produit de la vente auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA) qui vous taxera sous le régime des bénéfices agricoles. Vous aurez à régler au fisc 90€ (fixe) et ensuite lui verser 0,19 % sur vos ventes. Nous supposons que vous ne réalisez pas 370 000€ de chiffre d’affaires en vendant vos abricots devant la porte. Si tel est le cas vous n’aurez plus à régler que 0,05 % de votre chiffre d’affaires. Et méfiez-vous car, avec le fisc, les vendeurs sont toujours les payeurs.

01/09/2013

Eaux pluviales et puits

 

Je possède un puits d’eau potable dans mon jardin situé contre le mur de la clôture de la cour de mon voisin. Je lui ai donné il y a quelques années l’autorisation de puiser de l’eau pour arroser ses plantes. Or, ayant surélevé sa parcelle, il a actuellement des problèmes d’écoulement (et d’absorption) des eaux pluviales. Il m’a demandé de déverser l’eau de ses toitures dans mon puits afin d’éviter des désagréments. Je lui ai dit que je n’étais pas du tout favorable à cette suggestion. Qu’en pensez-vous ?

Vous avez raison de ne pas être d’accord. On ne jette pas des eaux non filtrées dans un puits d’eau potable. Conseillez-lui d’installer des récupérateurs d’eau de pluie sous ses gouttières (à acheter dans toutes les jardineries pour moins de 100 euros en moyenne) et d’utiliser ensuite cette eau pour l’arrosage de son jardin. Mais jamais, au grand jamais, il ne faut mettre de l’eau de récupération dans un puits. Votre eau vient d’une nappe phréatique et a donc été filtrée par son voyage dans les différentes couches de la terre. Demandez à l’un de vos petits enfants un cours de Sciences et vie de la Terre niveau CE2 et confiez-le à votre voisin. Il verra ainsi que le voyage de l’eau ne doit pas passer par votre puits. L’eau de pluie qui tombe sur un toit se charge de tout un tas de matières qui n’ont rien à faire dans l’eau de votre puits.